Le Groupe national de coordination contre la cybercriminalité (GNCC)

Les enquêtes sur la cybercriminalité sont complexes et de nature technique et exigent des compétences spécialisées. À titre de service de police national du Canada, la GRC prend au sérieux tous les crimes cybernétiques, mais ceux-ci exigent un effort coordonné.

Conformément à la Stratégie nationale de cybersécurité du gouvernement du Canada et à la Stratégie de lutte contre la cybercriminalité de la GRC, la GRC a fondé le Groupe national de coordination contre la cybercriminalité (GNCC). Composée d'agents de la GRC et de civils de divers milieux, le GNCC travaillera avec les organismes d'application de la loi et d'autres partenaires à réduire la menace que représente la cybercriminalité au Canada, les répercussions de la cybercriminalité ainsi que la victimisation.

Le rôle de le GNCC

Bien qu'elle soit dirigée par la GRC, le GNCC sert tous les services de police canadiens. En collaboration avec des partenaires des organismes d'application de la loi, des gouvernements et du secteur privé du Canada, le GNCC réalisera les tâches suivantes :

  • Coordonner les enquêtes sur la cybercriminalité au Canada et collaborer avec des partenaires internationaux pour lutter contre un large éventail d'incidents de cybercriminalité;
  • Fournir des conseils et des lignes directrices en matière d'enquête aux services de police canadiens;
  • Produire des renseignements sur la cybercriminalité à l'intention des services de police canadiens;
  • Servir de ressource unique à laquelle les particuliers et les entreprises signaleront la cybercriminalité en ligne.

Qui sont nos partenaires?

  • Services de police canadiens : Services municipaux, provinciaux, territoriaux et fédéraux d'application de la loi.
  • Ministères et organismes fédéraux : Centre canadien pour la cybersécurité, ministère de la Justice.
  • Organismes internationaux d'application de la loi : Federal Bureau of Investigation, Europol, INTERPOL.
  • Organisations non gouvernementales : National Cyber-Forensics and Training Alliance, institutions financières, établissements d'enseignement et autres partenaires des secteurs public et privé.

Nouveau système public de signalement en ligne de la cybercriminalité

Le GNCC développe actuellement un nouveau système public de signalement en ligne de la cybercriminalité. Une fois en place, toute personne ou entreprise ayant été victime ou témoin d'un incident de cybercriminalité pourra utiliser ce system pour signaler en ligne un incident au GNCC. Le GNCC analysera ensuite l'incident, établira des liens avec des signalements similaires au Canada et à l'étranger et transmettra les signalements aux organismes d'application de la loi pertinents.

Dates importantes

  • Avril 2020 : Lancement officiel de la capacité opérationnelle initiale de le GNCC; l'accent sera mis sur la collaboration avec les services de police
  • partenaires pour coordonner les enquêtes sur la cybercriminalité et échanger de l'information.
  • Mars 2022 : Lancement officiel du nouveau système public de signalement de la cybercriminalité.
  • Mars 2023 : Capacité opérationnelle complète du GNCC.

Définition de la cybercriminalité

Les progrès technologiques apportent de nombreux avantages. Par exemple, Internet permet aux utilisateurs de se brancher instantanément, partout dans le monde. Les achats et les opérations bancaires peuvent se faire dans le confort du foyer.

Malheureusement, ces mêmes progrès ouvrent la porte aux criminels, qui profitent de la portée et de l'anonymat d'Internet pour commettre des crimes en ligne. C'est ce qu'on appelle la cybercriminalité.

Il existe de nombreux types de cybercriminalité, mais la GRC définit la cybercriminalité comme étant tout crime où la cybernétique (Internet et les technologies de l'information, comme les ordinateurs, les tablettes ou les appareils mobiles) est utilisée pour commettre une infraction criminelle. La GRC divise la cybercriminalité en deux catégories :

La technologie comme cible : Crimes ne pouvant être commis qu'au moyen d'ordinateurs, de réseaux et d'appareils numériques. En général, des ordinateurs et des données sont utilisés sans autorisation.

Par exemple : l'utilisation de logiciels malveillants (« malware ») pour accéder illégalement à des systèmes informatiques; le piratage pour voler des données sensibles comme les mots de passe et des renseignements bancaires; et les attaques par déni de service pour perturber les services en ligne.

La technologie comme instrument : Crimes dans le cadre desquels Internet et les technologies de l'information jouent un rôle déterminant. Il s'agit généralement de crimes traditionnels, comme la fraude, le vol d'identité et l'extorsion, qui prennent une nouvelle dimension dans le cyberespace.

Par exemple : les escroqueries en ligne, comme l'hameçonnage (c.-à-d. l'utilisation de courriels frauduleux pour amener les victimes à fournir des renseignements personnels et sensibles), et les marchés de cybercriminalité en ligne (« darknet ») utilisés pour le commerce anonyme de biens et de services illicites.

Voir le rapport de la GRC intitulé Cybercriminalité : survol des incidents et des enjeux au Canada pour obtenir une description plus complète de la cybercriminalité.

Voir le document du Centre canadien pour la cybersécurité Introduction à l'environnement de cybermenaces pour des concepts pertinents portant sur les activités de cybermenaces.

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